CLAUDE MONET(1840-1926)
Provenance
(probablement) Mme Materne, vers 1894I. Stchoukine, Paris
Hôtel Drouot, Paris, 24 mars 1900, lot 36
Olivier Vainsère
Galerie Lorenceau, Paris
Wildenstein & Co., Paris
Alice Tully, acquise auprès de la galerie ci-dessus, 1973
Christie's, New York, 10 novembre 1994, lot 138
Galerie Neffe-Degandt, Londres
Collection privée, acquise auprès de la galerie ci-dessus, 2002, puis par descendance
Collection privée, Californie
Exposition
East Hampton, New York, Guild Hall, The Sea Around Us, août-septembre 1953, n° 45Washi...Plus.....Washington, D.C., Adams Davidson Galleries, Les impressionnistes français et leurs disciples, décembre 1971 - janvier 1972
Londres, Royal Academy of Arts ; Williamstown, The Sterling and Francine Clark Art Institute, The Unknown Monet: Pastels and Drawings, mars-septembre 2007, n° 139
Littérature
Daniel Wildenstein, Claude Monet, Catalogue raisonné, Supplément aux peintures, dessins, pastels, Lausanne, 1991, vol. V, n° P 80, p. 171 (illustré)James Ganz et Richard Kendell, The Unknown Monet: Pastels and Drawings, Williamstown, MA, 2007, n° 139, p. 158-159 et 302 (illustré p. 158)
...MOINS.....
Au cours des années 1880, Monet retourna sur la côte normande. Il trouva l'inspiration dans la lumière étincelante et les célèbres falaises calcaires, comme l'avaient fait Delacroix et Courbet. En plus de travailler directement à l'huile, il suivit l'exemple de Boudin et utilisa la craie noire et le pastel pour étudier les effets de la lumière et de la couleur sur le ciel, la mer et la terre.
Dans ce paysage marin à Étretat, à une trentaine de kilomètres au nord du Havre, Monet a choisi une composition inhabituelle, divisant le paysage en son centre par les falaises vertigineuses ; la moitié gauche du tableau est composée de verts et de bruns terreux, la moitié droite d'une mer baignée de soleil qui se fond dans le ciel, l'horizon n'étant suggéré que par une touche très légère de fusain. Cette image présente une atmosphère très différente de celle d'un autre pastel représentant la Porte d'Aval, datant de la même période, dont le ciel de fin d'après-midi montre toute la gamme d'expressions que permet le pastel. À l'été 1885, année où il a réalisé ce pastel, Monet avait largement abandonné les sujets urbains et s'intéressait davantage aux phénomènes naturels. Il a peint de nombreux paysages côtiers sous différentes conditions de lumière. Comme l'indique le catalogue raisonné de Monet, ce pastel n'est pas une étude préparatoire pour une peinture à l'huile, mais une composition entièrement originale. Il démontre à quel point le peintre comprenait et appréciait la polyvalence de ce médium lorsqu'il s'agissait de capturer des conditions météorologiques aussi variables.

